Dans la peau de Trente Elévovitch

Parfois quand on est prof, on ne considère pas assez l’impact que peut avoir sur notre équilibre mental le fait d’enseigner à une trentaine d’élèves. Or, il existe un phénomène scientifiquement peu prouvé mais pourtant avéré par les faits : le transfert de personnalités. Notez le pluriel de « personnalité » puisqu’il faut en effet souligner que le prof ne devient pas seulement un double de lui-même, mais qu’il intègre l’ensemble des particularités de son public. Menant parfois son entourage à s’inquiéter de vivre avec un schizophrène patenté.

Le jour de la rentrée vous vous levez, avec, parfois, la fleur au fusil, et empli d’une bonne volonté touchante. Vous découvrez vos nouveaux élèves tout beaux, tout frais, tout sages. Et vous vous dites que c’est un vrai bonheur. Certes le soir vous rentrez chez vous en disant à votre enfant : « Vas-y, je sais c’est quoi la réponse. », mais cela ne vous inquiète pas plus que ça.

Or, petit à petit, votre entourage écarquille de plus en plus les yeux en vous regardant évoluer au fil des jours. Vous faites tournoyer votre stylo en parlant à votre banquière, vous avez tendance à vous mettre en équilibre sur votre chaise en tentant de surfer sur une vague imaginaire.

Lorsque votre amoureux vous explique un point délicat sur l’organisation de votre vie, vous regardez ostensiblement par la fenêtre pour voir si le monde est plus original dehors. Vous commencez à poser des questions alors même qu’on vient de vous donner la réponse, mais vous recommencez cinq minutes plus tard en jurant vos grands dieux que non, vous n’avez pas entendu ladite réponse.

Quand on vous dit qu’il faut arrêter d’embêter le chat, vous rétorquez à chaque fois que c’est lui qui a commencé et vous vous mettez à pleurer en trépignant et en hurlant que de toutes façons, c’est toujours vous qu’on gronde.

Le français devient, au fil des mois, une gageure qui vous fait tirer la langue à chaque fois que vous devez envoyer un courrier administratif. Et puis aussi pourquoi devriez-vous faire cette tâche ? Ca va vous avez assez travaillé dans la journée et vous en avez marre de devoir obéir.

Parfois, vous allez tellement vite dans vos occupations, que votre entourage ne sait plus comment nourrir votre soif d’activité et vous devenez alors intenable.

Certains enjeux de votre vie deviennent aussi complexes qu’une équation à un inconnu ou que l’apprentissage des tables de multiplication et vous avez tendance à regarder les gens qui vous parlent avec des yeux vides, dignes parfois des meilleurs merlans frits. Ce qui fait perdre rapidement patience à ceux qui essaient de vous expliquer que ce n’est pas si compliqué d’éteindre le décodeur de cette façon et non pas de la vôtre qui met en péril ladite machine.

Seul moment de répit dans cette schizophrénie sous-jacente : les vacances. Mais le travail de relaxation-détente-zénitude permettant d’évacuer les trente personnalités cachées au fond de votre être demande un temps certain. Et vous replongez rapidement dans ce maelstrom infernal et pourtant nécessaire.

Nécessaire, parce qu’il prouve que vous êtes attentif à vos élèves, parce qu’il prouve que vous prenez à cœur de suivre chacun de leurs pas et que vous y mettez du cœur.

Mais un conseil seulement. Ce sera salutaire. N’hésitez pas, faites-vous suivre.

Publicités

Les filles, c’est nul

Ouaip, les filles c’est nul. D’abord ça pleurniche toujours. Quand on leur prend leur poupée, quand on veut pas qu’elles jouent avec notre tractopelle, quand on leur tire les cheveux alors qu’elles voulaient jouer à la bagarre avec nous. Pff, les filles c’est nul. En plus à l’école souvent, les filles, ça travaille mieux. Mais en fait, c’est pas vrai, c’est juste que c’est nul parce qu’elles savent être discrètes, c’est tout en fait. Elles font autant de bêtises que nous.

Les filles c’est nul parce que ça fait toujours des histoires, ça complique toujours tout parce que ça réfléchit trop. Mince on se demande même comment leur cerveau, hé ben, il prend pas feu tellement on a l’impression qu’il fonctionne tout le temps. C’est bizarre quand même ! Parfois, ça ne s’arrête pas de parler. On cherche le bouton off mais non, ça continue. Et puis c’est souvent impressionnant parce que ça passe d’une idée à une autre alors qu’on a même pas eu le temps de comprendre les deux premières.

Les filles c’est nul parce que ça a un corps qui est à la fois super beau et en même temps, ça a l’air hyper compliqué. Y a plein de trucs à l’intérieur d’elles-mêmes qui jouent sur leur humeur. Et parfois leur humeur, ben faut la supporter ! Et puis ça revient régulièrement ! Vaut mieux être averti.

Bon et puis les filles c’est nul parce que ça sait faire plein de trucs en même temps. On dirait presque des pieuvres ou la déesse indienne, là, qui a plein de bras. Les filles, c’est comme un tourbillon perpétuel (ouh il est dur dur ce mot !). Moi je dis qu’elles ressemblent à Tornade quand elles sont dans une maison. Bon, le seul truc c’est que, comme elles ont pas de super pouvoirs, ben, elles râlent en faisant toutes ces activités. Hé, je peux vous le dire, parfois on se demande même pourquoi elles mettent autant d’importance dans tous ces trucs du quotidien (ranger, faire le ménage, la vaisselle dans les temps, etc). Ça veut même qu’on fasse son lit tous les matins. Pff, c’est nul les filles.

Bon par contre les filles, c’est vrai, ça nous donne envie de les serrer fort dans ses bras parce qu’elles sont pas toujours embêtantes quand même. Alors on veut bien être gentils. Et puis les filles ça nous fait vivre des trucs quand même bien sympas. Avec les filles, on voit pas tout à fait le monde de la même façon. Parfois c’est plus délicat, une fille. C’est ça qui est chouette. Et puis les filles d’aujourd’hui, elles sont cools finalement parce qu’elles nous apprennent à accepter des trucs qu’on avait l’impression que les garçons ils n’avaient pas le droit de faire sortir. Des trucs enfouis très profondément, et depuis longtemps, p’t’être trop longtemps.

C’est vrai que les filles c’est pas toujours complètement nul. Parfois on se dit même qu’on voudrait être des petites souris pour pouvoir observer leur monde, ou bien être des savants fous pour rentrer dans leur cerveau. Et puis je suis presque sûr qu’en fait, et ben, les filles ça aimerait bien faire la même chose avec nous.

Les filles, finalement, je suis sûr, c’est comme nous au fond. Des petites choses sur la Terre qui ne demandent qu’à vivre pleinement. Les filles, on devrait peut-être les écouter plus, parfois, nous, les garçons.

[NDLR : hommage à toutes les femmes qu’on fait taire trop souvent ou que l’on cantonne à ce qu’elles ne sont pas : des esclaves et lutte contre les connards qui prônent le « genre ».]

Quand on est célibataire…

Etre célibataire sans enfant présente sans aucun doute des avantages non négligeables dans une vie déjà fortement contraignante. Vous allez de ce pas découvrir de nombreuses raisons qui prêchent en faveur de ce mode de vie. La liste n’est pas exhaustive.

  1. Quand on est célibataire, on garde tout son fric rien que pour soi et on en fait que ce qu’on veut, sans se poser de question. Et ça c’est bon !! Et si on est à découvert, ça n’emmerde que soi.
  2. Quand on est célibataire, on peut laisser un bordel monstre dans son appart sans se soucier de savoir s’il va falloir faire une énorme concession en acceptant de ne pas envahir l’autre ! Ca n’emmerde que soi ! Haha ! Trop cool !
  3. Quand on est célibataire, on peut jouer aux fringues musicales : jeter ses affaires sur le canap quand on rentre, puis les déplacer sur le lit quand on se pose sur le canap, puis les poser sur une chaise dans la chambre quand on va au lit puis enfin les ranger parce qu’on finit par se porter soi-même sur le système. Mais ça n’emmerde que soi.
  4. Quand on est célibataire, on peut porter son pyjama en pilou tous les soirs et se regarder dans la glace en se disant qu’on est presque sexy ! On s’en fout, se mentir à soi-même, ça n’emmerde que soi.
  5. Quand on est célibataire, on peut danser en petite culotte comme une folle à travers tout l’appart en écoutant 20 fois la même chanson. Ca n’emmerde que soi de savoir que personne ne peut en profiter pour se rincer l’œil.
  6. Quand on est célibataire, on peut regarder des séries moisies en streaming tout en mangeant des aliments peu recommandables pour la santé. On s’en fout, ça n’emmerde que soi de détruire ses intestins.
  7. Quand on est célibataire, on peut se balader où on veut sans avoir à écouter l’autre émettre un vœu pour choisir une direction. Ca n’emmerde que soi de se dire qu’on partagerait bien un bout de chemin en jolie compagnie ou bien qu’on s’est perdu tout seul comme un grand.
  8. Quand on est célibataire, on choisit son rythme et on se couche à l’heure qu’on veut. Ça n’emmerde que soi d’avoir la tête dans le derrière le matin juste à cause de soi-même (quoique, là, petit bémol, ça emmerde aussi les collègues et les victimes de notre mauvaise humeur).
  9. Quand on est célibataire, on a toute la couette pour soi. Pas besoin de lutter pour récupérer les bords ou pour gagner de la place dans le lit. Ça n’emmerde que soi de se dire qu’on aimerait avoir moins froid dans le lit, le soir, quand on se couche, seul…
  10.  Quand on est célibataire, on peut aller voir le film qu’on veut au cinéma. Pas de concession à faire. Ca n’emmerde que soi de ne pas pouvoir partager ses impressions après le film, finalement !
  11.  Bon ben, quand on est célibataire, on a plein de raisons d’être tranquille, avec soi-même, sans quelqu’un pour nous emmerder. On le fait très bien tout seul !

Finalement, quand on est célibataire, on se dit que ce serait peut-être sympa de s’emmerder à deux…

Fleur-Bleue attitude …

Rahlala, on voudrait lutter, hein, on voudrait lutter contre ces incursions sournoises qui viennent parfois envahir votre esprit. Vous connaissez forcément ce truc qui, lorsque vous regardez un p’tit couple trop mimi tout plein à croquer qu’on en mangerait, vous fait d’abord penser que c’est trop des nases, romantisme à deux balles et tout le blabla.

Et puis dans les trois secondes qui succèdent, vous êtes prise d’une soudaine envie de vous épancher en des tonnes de « roh et pourquoi pas moi ?? ». Et là, vous sombrez. Vous sombrez dans un imaginaire qui vous percute de plein fouet et s’incruste dans votre subconscient.

Et c’est parti pour un scénario fleur-bleue qui vous laisse entrevoir tous les clichés contre lesquels vous avez lutté toute votre vie :

–          Il vous fait manger des cerises lors d’un pique-nique dans l’herbe où la couverture ne pique même pas et où les insectes ne viennent pas s’incruster dans vos cheveux ou vos fringues.

–          Il vous filme lors d’une promenade au bord d’une superbe rivière. Et vous ne marchez dans rien qui soit suspect, vous êtes toujours jolie sur la pellicule et vous ne ressemblez pas à un sac à patate dans votre pantalon de rando.

–          Vous partagez avec lui un petit tour de tourniquet dans un parc de jeux pour enfant et vous avez la sensation d’être libre, libre, libre…

–          Au franchissement de la rivière, il vous porte délicatement pour que vous ne mouilliez pas vos petits pieds fragiles. Et vous dépose de l’autre côté, lentement en vous serrant fermement par la taille et en vous offrant un baiser langoureux et plein d’amour.

–          Une autre fois vous… vous… vous… Roh zut ! vous ne trouvez plus d’idées pour enrichir ce scénario si agréable ?

Oui bon ben en réalité, il faut bien le reconnaître, vous ne tripez pas tant que ça sur le bon romantisme ultra classique du roman pour bonne femme. Et ben oui, vous préférez qu’on vous malmène, autant le reconnaître. Le gnangnan vous fatigue très vite. Oui à la sensibilité mais non à la mièvrerie. Et puis, autant l’avouer, à chaque fois que vous vous retrouvez dans une situation un peu romantique, vous avez le chic pour placer la petite tirade un peu trash et pas délicate du tout. Non ?

Ouaip Pretty Woman c’était sympa pour les fringues, mais finalement, Bridget Jones a des côtés bien plus séduisants. Maladroite, brusque, brute de décoffrage. C’est tout de même bien plus attirant. Vous, vous êtes plutôt du genre à vous retrouver avec un bout de salade coincé entre les seins parce que vous avez mangé un sandwich comme une cochonne et qu’il le découvre en vous faisant des bisous partout… Et ben voilà, faut assumer.

Alors, par pitié, rempotez vos fleurs bleues.

Le scénario hollywoodien

Qui n’a jamais rêvé, mais jamais de sa vie, que lui tombe sur le bout du nez une histoire d’amour rocambolesque, un scénario digne des plus drôles films romantiques hollywoodiens ? Un truc à la Woody Allen avec rebondissements, quiproquos et happy end ? Un marivaudage Bridget-Johnsonnien avec son lot de ridicule et de tendresse maladroite. Allez, soyez franc et assumez ce côté midinette que nous avons tous. Oui, même toi, ô mâle, fier et bien assis dans ton rôle de petit macho insensible à la Non-mais-arrête-le-romantisme-ne-passera-pas-par-moi…

Cette histoire n’est pas totalement une fiction, toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé n’est pas totalement fortuite non plus.

« Sam se languit. Son ex compte bien demeurer son ex jusqu’à la fin des temps et elle se dit qu’il lui faudrait trouver quelqu’un qui vienne détrôner le seigneur de son cœur (oh, un vrai romantisme victorien !). Mais comment ? La meilleure solution reste d’abord de puiser dans le trash, la consolation immédiate et sans engagement, des hommes qui n’attendent que d’être pêcho et de pêcho à leur tour (oui la réalité est parfois beaucoup moins glamour qu’on ne l’espérerait).

Tout autour d’elle, ses amies ne cessent de vanter les mérites de ces amies d’amies d’amies qui, je te jure, ont véritablement trouvé l’amour sur des sites de rencontre. Mais le Vrai. Sam elle-même a pu voir une de ses meilleures copines avec un homme formidable. Alors pourquoi pas moi ? se demande-t-elle, avec une pointe de jalousie un peu lasse.

Et la voilà, écumant le site le plus facile, la SPA de l’amour, le supermarché de la rencontre. Mais la déconvenue lui saute rapidement aux yeux. Les hommes, produits de consommation courante, participant sans le vouloir à la grande politique de l’obsolescence programmée des biens et des êtres, ne se montrent pas à la hauteur. Incapacité chronique à écrire une phrase convenable : « Ci tu est une femme dousse et cokine lol alors ont peu s’entendre, mdr » ; discussion dénuée de toute poésie et d’intérêt littéraire : « Et vas-y t’es bonne ? Tu pratiques le plaisir buccal (non, en général, ils ne connaissent pas ce mot) » « Bonjour, moi c’est Sam… », tente-t-elle désespérément de placer en début de conversation. Bref, elle puise dans les moins crétins, et encore.

Quand un jour, au détour d’une lassitude croissante, elle tombe sur un profil dont une référence littéraire lui saute aux yeux. Non, pas possible, sur ce site ? Un homme qui connaît cet auteur ? Là, débute un échange enflammé, drôle et intelligent, cultivé et pétillant. C’est-à-dire, extrêmement rare. Lui, à des milliers de kilomètres malheureusement pour plusieurs mois, dont les photos feraient pâlir de jalousie Aphrodite elle-même, mène une vie professionnelle à 100 à l’heure. Il trouve tout de même le temps d’envoyer, au réveil, des mots doux charmants, envoutants, déstabilisants. Il craque, il est étonné, il ne pensait pas tomber sur une femme comme Sam. Elle, survoltée, sent son naturel enjoué se décupler au contact de cet homme à la fois si proche et si … inaccessible. Les échanges téléphoniques se prolongent, les heures passent sans que les batteries de l’enthousiasme ne se déchargent. Ils se dévoilent, se font rire, s’attendrissent.

Jusqu’au jour où… Sam demande à le rencontrer enfin, prête à faire le déplacement, pure folie. Et là, une ombre commence à envahir le joli tableau. Il botte en touche, repousse les possibilités. Sam, qui se sait parfois volontairement naïve et confiante, commence à ressentir un changement de température. Elle retrouve ses instincts protecteurs, effectue des recherches sur lui. Ne trouve rien. Trop de choses ne concordent pas.

Puis le déclic. Une recherche sur Internet et le subterfuge est découvert. Son profil est un énorme canular. L’Apollon existe, bien évidemment, mais ce n’est pas celui qui parle à Sam, qui la flatte, qui la fait rire. Il n’a pas la vie professionnelle décrite. Merde il n’est pas celui qu’il prétend être. Mais est-elle gourde, est-elle si naïve ? L’auto-flagellation tente un instant de prendre la place de la raison. Elle, qui érige la vérité en principe absolu, qui combat le mensonge du plus profond de son être. Il lui a menti. Un peu déçue, elle attaque de front. Un sms l’alertant qu’il doit la rappeler, très vite, puis un autre qui montre qu’elle a tout découvert. Au pire si c’est un vrai salaud et qu’il s’est fait griller, il ne rappellera pas.

Mais étrangement, Sam sait au fond d’elle qu’il va l’appeler. Elle ne peut pas oublier que la personne, avec laquelle elle a tant discuté, lui a donné des ailes et qu’il en a eu lui aussi. Alors, curieuse invétérée, elle veut savoir la vérité. Ses amies évidemment le prenne pour un dangereux mythomane et lui déconseille de poursuivre.

Mais Sam est moins catégorique, trouve une explication pour chaque chose. Trop gentille, entend-elle ses amies penser ! Et voilà que l’usurpateur l’appelle. Contrit, s’excusant platement pour le canular. Expliquant qu’il ne savait pas comment s’en dépêtrer, mais qu’il allait révéler la vérité, au plus vite, se sentant mal. Il ne s’attendait pas du tout à tomber sur une personne comme elle, sur ce site de rencontre. Il a été pris à son propre piège, dépourvu.

Deux heures de discussion, une « vraie » photo envoyée, un nouveau récit de vie et la connivence repart de plus belle. Non sans une vérification de toutes les données fournies à cette étape par une amie de la pauvre victime, scrupuleuse pour le bien-être de sa copine ! Les exigences capricieuses de Sam sont sans détour et légitimes. Elle en a parfaitement le droit, il le reconnait. Il vit encore loin de Sam, mais promet de ne plus mentir. Il ne s’agit pas d’amour, pas encore, peut-être jamais, mais la curiosité est piquée, voire marquée au fer rouge.

Une nouvelle phase de découverte s’ouvre, sur le fil du rasoir, mais avec beaucoup d’amusement. Sam préfère le prendre avec amusement. Il en est lui-même étonné. Cette fille n’est pas comme les autres. Même si une petite part d’elle-même est blessée. Mais au jeu de l’amour et du hasard, les petites blessures s’effacent souvent très vite au contact de la réalité de chaque être. Il faut seulement essayer d’y voir les plus belles parties et être conscient que celles qui sont plus sombres contribuent au charme plus envoutant et plus énigmatique des personnes rencontrées.

Et qui n’a jamais péché me jette la première pierre……………………………….. Aïe. MENTEUR !

[NDLR : cette histoire pourrait se dérouler en plusieurs épisodes, la suite pourrait venir ou ne pas venir, cela dépendra des protagonistes et de l’inspiration de l’auteur.]

A Saucerful of Secrets inspires

Les poèmes (pour lesquels je n’ai aucune prétention), sont actuellement le mode d’écriture qui me vient le plus naturellement.

Alors je vous livre un troisième poème qui m’a été inspiré par l’album A Saucerful of Secrets de Pink Floyd.

 

Aigus pénétrants, distorsions expiatoires

Sonorités qui sondent les entrailles

Tordues par le souffle de la peur.

Vagues déferlantes aux parfums de sabbat

Stupre délicat, enivrant de lascivité.

Musique intriguant avec les âmes

Attachées aux sons lourds,

Basses dissonantes, tendues

Vers les profondeurs nocives

D’un esprit malhabile et couard.

Pression des sens perdus

Dans les affres de la perplexité sonore.

Battement du corps

Soumis aux exigences de la complexité.

Pénétration indécente

D’un rythme effréné.

Butoir perfide d’une liberté

Avide de fuir.

Pause.

Sérénité orgasmique.

Soulagement.

N’être que soi.

 

Poème (2) … moins rare

Regard gris d’acier

Transperçant la naïveté des sentiments.

Rage folle étouffée dans un écrin vicié.

Colère dévorante

Irriguant l’esprit comme une crue acharnée.

Armure de violence

Insufflant une force exacerbée.

Frapper, frapper pour blesser,

Défendre son âme au prix de la douleur de l’autre.

Lutte sourde, corps fébrile

Se rattachant à l’équilibre précaire de la raison.

Désir de destruction, de souffrance.

Sensualité de la douleur

S’immisçant dans les replis de mon être.

Insupportable trahison,

Amertume des sensations.

Fureur contenue

Se diluant comme un poison.

Virulence des mots,

Assourdissants.

Eréthisme puissant

Dernier spasme du cœur,

Battant.

L’homme idéal…

Pour certains, c’est l’homme de Vitruve, pour d’autres, c’est un extra-terrestre qui aurait étudié les mœurs féminines humaines pendant des millénaires.

L’homme idéal est à géométrie variable, sensible aux écarts d’imagination de la gent féminine. Mais il présente très certainement quelques impondérables.

D’abord, il est beau. C’est soit un modèle de Brad Pitt soit de Georges Clooney. Il faut laisser le choix entre le brun et le blond. Oui, désolée, mais le roux semble exclu des critères de beauté… C’est con mais c’est comme ça.

Ensuite, il a de l’humour. Mais pas de cet humour besogneux qui s’évertue à essayer de faire rire. Non, c’est incroyable, mais il a un humour d’une finesse telle qu’il n’y paraît pas. Les boutades généreuses et gentilles sortent de sa bouche comme le souffle de la vie. Avec une aisance déconcertante. Il sait titiller la femme avec un simple mot innocent et, oh, il s’en étonne presque avec un léger redressement du sourcil et une étoile qui clignote au coin de l’œil.

Il est fougueux. Quand il rentre du travail, il ne se penche pas mécaniquement pour vous embrasser. Non, l’homme idéal vous saisit et vous serre fort en vous embrassant avec passion. Un véritable étalon de l’amour (pas au sens reproducteur j’entends bien ! Oui je vous ai vus venir). Non la vraie fougue, la folie amoureuse qui s’empare parfois d’un couple. Sauf que chez lui, ce serait presque tous les jours ! Mais pas mièvre hein, non toujours masculin avec tous les clichés associés à l’homme. Pas non plus le macho de base, genre vient par là cocotte, ça va être ta fête. Non parce que l’homme idéal partage, diffuse, inocule sa fougue. Elle est communicative !

L’homme idéal est intelligent, fin, esprit libre, parfois rebelle. Un esprit analytique (oui je sais c’est pas possible !!! Mais je parle d’idéal là ! OUIIIII, je sais, les hommes n’analysent pas, font preuve d’une lâcheté sans nom, évitant soigneusement de se pencher sur une partie de leur cerveau, celui des émotions-sensations-ressentis-sentiments-réactions-projections). Donc, l’homme idéal aime échanger, parler de ce qu’il est, ce qu’il ressent. Il parle ouvertement, ne joue pas les ours grognons.

L’homme idéal a un esprit sain dans un corps sain. Il n’est pas jusqu’au-boutiste, mais privilégie la santé. Il apprécie aussi certains excès, associés à sa fougue naturelle.

L’homme idéal répond aux sms, appelle régulièrement, ne laisse pas le silence s’installer. Il aime le partage, savoure ses espaces de liberté pour mieux aimer l’autre.

Hein, quoi ? Comment ça ? Ha oui. Ben oui. L’homme est idéal… est une femme. Et merde !